« LE » DISCO OU « LA » DISCO ? ON VA RÉGLER ÇA UNE BONNE FOIS POUR TOUTES.
LE DÉBAT QUI FAIT DANSER LES GRAMMAIRIENS DEPUIS 50 ANS
« LE » DISCO OU « LA » DISCO ? ON VA RÉGLER ÇA UNE BONNE FOIS POUR TOUTES.
1. LE DÉBAT QUI FAIT DANSER LES GRAMMAIRIENS DEPUIS 50 ANS
Oubliez les tergiversations, les hésitations de Larousse ou les demi-mesures du Robert.
La disco, c’est comme le funk : ça se vit, ça se danse, et ça ne se laisse pas enfermer dans des cases grammaticales.
Alors, masculin ou féminin ?
La réponse, c’est : les deux, et tant pis pour les puristes.
Pourquoi ?
Parce que la disco, c’est avant tout une révolution.
Une explosion de paillettes, de basses qui groovent et de nuits électriques.
Un mot né dans les clubs new-yorkais, forgé par des DJs qui en avaient marre des règles et voulaient juste faire bouger les foules.
Alors, « le disco » pour les disques, les tubes, les vinyles qui tournent ?
Logique.
« La disco » pour l’ambiance, les nuits blanches, l’énergie des dancefloors ?
Tout aussi logique.
En France, les médias et les vieux dictionnaires penchent pour le masculin.
Au Québec, on assume le féminin.
En Belgique, on s’en fiche et on fait les deux. Preuve que la disco, comme la musique qu’elle porte, refuse d’être formatée.
2. L’HISTOIRE, C’EST PAS UNE QUESTION DE GENRE, MAIS DE GROOVE Le mot « disco », c’est l’enfant illégitime de l’italien discoteca, passé par l’anglais avant de débarquer chez nous comme une tornade.
Et comme toute tornade, ça a tout balayé sur son passage.
Les puristes ont grincé des dents, les académiciens ont levé les yeux au ciel, mais les danseurs, eux, s’en foutaient.
Ils voulaient juste des basses qui cognent et des mélodies qui libèrent.
Dans les années 70, la disco, c’était :
Un son : des rythmes obsessionnels, des cordes envoûtantes, des voix qui hurlent la liberté.
Un lieu : les clubs où tout était permis, où les minorités prenaient le pouvoir, où la musique était une arme.
Une attitude : des paillettes, des talons aiguilles, du glamour à en crever.
Alors, « le » ou « la » ?
Comme si la question se posait quand « Stayin’ Alive » passe en boucle et que la piste de danse tremble sous les pieds des fêtards.
3. AUJOURD’HUI, LA DISCO EST VIVANTE. ET ELLE S’EN FOUT DES RÈGLES. Regardez les chiffres :
82% des recherches Google disent « le disco ». Mais alors ? TikTok, lui, carbure à « la disco » avec ses hashtags viraux.
Les puristes s’accrochent au masculin. Les clubbers assumen le féminin.
Les artistes ? Ils s’en balancent. Marc Cerrone, Chic… Ils ont fait des tubes, pas des débats de grammaire.
La vraie question, c’est pas le genre, c’est l’énergie.
Est-ce que ça fait danser ?
Est-ce que ça libère ?
Est-ce que ça donne envie de hurler « I Will Survive » à 3h du mat’ ?
4. ALORS, ON TRANCHE OU PAS ?
Non.
Parce que la disco, c’est comme le funk : ça se sent, ça ne s’explique pas.
Alors assumez :
Dites « le disco » si vous parlez d’un tube, d’un vinyle, d’un morceau qui a marqué l’histoire.
Dites « la disco » si vous évoquez une nuit de folie, une ambiance, une époque où tout était possible.
Ou inventez votre propre règle. Après tout, la disco a toujours été une question de liberté.
Et surtout, souvenez-vous : peu importe le genre, l’important, c’est de rester en vie sur la piste de danse.
#FAQ (PARCE QU’ON SAIT QUE VOUS ALLEZ POSER LA QUESTION)
Q : « Mais l’Académie française, elle en dit quoi ? »
R : Rien. Parce que l’Académie, elle danse pas.
Elle, elle reste assise dans son fauteuil en velours à discuter du participe passé. Nous, on préfère les talons aiguilles et les basses qui cognent.
Q : « Et si je me trompe ? »
R : Vous ne vous trompez pas. La langue, c’est vivant. La disco, c’est vivant. Alors dansez, et laissez les grammairiens râler.
EN BREF : La disco, c’est comme le sampling : on prend ce qu’on veut, on mixe, on crée.
Alors « le » ou « la » ?
Les deux, mon pote.
Les deux.
Maintenant, allez mettre un disque, montez le son, et laissez la grammaire à la porte.
PS : Si vous voulez creuser l’histoire, l’impact culturel et les tubes qui ont tout déclenché, écoutez notre émission spéciale sur Radiofunk.radio.
Parce que la disco, ça se vit, ça s’écoute, et ça se partage. Pas besoin de règles, juste de passion.
« La Duchesse de Barbès a parlé. »


